Association québécoise
pour la protection et
l’observation de la faune
  •   Il existe des activités fauniques létales et non létales. Une activité faunique létale consiste en la mise à mort d’animaux par la chasse, la pêche ou le piégeage à des fins de divertissement, de commerce ou de subsistance. Les activités fauniques non létales comprennent les activités récréatives, éducatives, scientifiques, thérapeutiques et écotouristiques comme la photographique animalière, l’observation de la faune (p. ex., l’ornithologie) et certaines activités de plein air.
  •   Une aire protégée est un espace terrestre ou marin dont la gestion repose surtout sur la protection à long terme de la biodiversité ainsi que des services écosystémiques et valeurs culturelles qui lui sont associées. Cette protection passe par toute mesure efficace, juridique ou autre, de la part des autorités gouvernementales, des communautés ou des membres de la société civile. Seules les aires dont le principal objectif est de protéger la biodiversité peuvent être considérées comme des aires protégées. Elles peuvent poursuivre d’autres objectifs, mais la protection de la biodiversité a préséance. Les aires protégées sont au cœur des efforts déployés pour protéger les espèces menacées dans le monde. Elles sont aussi des éléments clés des stratégies d’atténuation des changements climatiques; on estime que le réseau mondial d’aires protégées retient au moins 15 % du carbone terrestre. Au Québec, les aires protégées incluent notamment les réserves écologiques, les réserves naturelles, les refuges biologiques et les parcs nationaux. Pour en savoir davantage sur la répartition des aires protégées au Québec : https://www.environnement.gouv.qc.ca/biodiversite/aires_protegees/carte-interactive.htm
  •   Un animal de la faune est un animal qui vit dans la nature, au sein de laquelle il survit par ses propres moyens et se reproduit, sans le concours des humain.e.s (au contraire des animaux domestiques ou de compagnie).
  •   La biodiversité fait référence à la variété de la vie sur Terre. Elle se décline en plusieurs échelles : diversité génétique, diversité spécifique, diversité des communautés biologiques et diversité écosystémique.
  •  La biophilie est la tendance innée des humains à se connecter à la nature et aux autres êtres vivants.  De plus en plus de publications scientifiques démontrent que de passer du temps dans la nature en présence d’animaux de la faune s’accompagne d’importants bienfaits physiologiques et psychologiques.
  •  La conservation est associée à une protection de la nature qui autorise une exploitation limitée de celle-ci. La conservation et la préservation sont étroitement liées, mais se distinguent par le degré de protection : la conservation vise à permettre une continuité de l’exploitation de la nature, tandis que la préservation vise à protéger la nature de toute utilisation humaine.
  •  Un écosystème est une communauté biologique dynamique d’êtres vivants (animaux, végétaux, micro-organismes) évoluant et interagissant avec leur environnement physique et chimique en tant qu’unité fonctionnelle. La taille d’un écosystème est variable, allant d’une très petite échelle spatiale (p. ex., une marre d’eau) à une très grande échelle (p. ex., un océan).
  •   La faune désigne l’ensemble des espèces animales non domestiquées présentes dans un espace géographique défini ou un écosystème donné.
  •  La gestion désigne les interventions humaines visant l’atteinte d’objectifs en lien avec l’utilisation de la nature. Les objectifs peuvent concerner la protection, la restauration, la mise en valeur et la continuité de l’exploitation de la nature.
  •  Un habitat est un espace naturel ou, plus rarement, artificiel qu’occupent les individus d’une espèce et qui réunit toutes les conditions abiotiques et biotiques dont ils ont besoin pour combler leurs besoins :  se nourrir, se cacher, se reposer, se reproduire, etc. Les conditions abiotiques adéquates incluent notamment l’accès à l’eau, la présence d’abris et une gamme de températures optimales, alors que les conditions biotiques adéquates comprennent notamment la disponibilité de la nourriture, la présence de partenaires sexuels ainsi que l’absence de prédateurs et de compétiteurs.
  •   L’observation de la faune est une activité récréative, scientifique ou thérapeutique, qui consiste à apprécier, admirer et étudier les animaux sauvages de la faune dans leur habitat naturel.  C’est une activité faunique non létale respectueuse du nouveau statut juridique des animaux en tant qu’êtres sentients et qui peut être répétée au fil de de la vie de ces derniers.  Bien encadrée, pratiquée dans le respect et reconnue à sa juste valeur, l’observation agit comme un levier pour la création de nouveaux parcs nationaux et une meilleure protection des forêts, tout en permettant de réduire les pressions sur la faune en tant qu’activité de substitution à la chasse et au piégeage.
  •  La préservation est associée à une protection stricte de la nature sans usage humain.  La conservation et la préservation sont étroitement liées, mais se distinguent par le degré de protection : la conservation vise à permettre une continuité de l’exploitation de la nature, tandis que la préservation vise à protéger la nature de toute utilisation humaine.
  •  La protection signifie le maintien de la biodiversité par une protection stricte sans usage humain (préservation) ou par un usage limité de la biodiversité avec des activités qui se veulent durables (conservation). La protection regroupe à la fois la préservation et la conservation de la nature. Par exemple, la protection d’une forêt peut impliquer sa mise à l’écart du développement anthropique ou des pratiques d’exploitation forestière qui se veulent durables (comme l’aménagement écosystémique des forêts).
  •   La sentience est la faculté de ressentir, d’éprouver des choses de manière subjectives, d’en faire l’expérience. Selon nos connaissances scientifiques actuelles, seuls les êtres animaux qui sont dotés d’un système nerveux sont capables d’expériences agréables ou désagréables.

    La sentience est importante sur le plan biologique, car elle permet aux êtres qui en sont dotés de détecter ce qui menace leur intégrité et de prendre les moyens de se protéger. La survie de tout être vivant dépend de la satisfaction de ses impératifs biologiques – nourriture, eau, lumière, etc. Or, ceux qui sont sentients sont spécialement motivés à satisfaire leurs impératifs biologiques puisqu’ils éprouvent des sensations déplaisantes telles que la douleur, la faim ou la soif lorsqu’ils ne le sont pas. La capacité de ces individus à ressentir est également ce qui leur permet d’apprendre, de se souvenir, de planifier et de communiquer.

    La sentience est en outre importante d’un point de vue éthique, car un être qui en est pourvu peut ressentir de la douleur, de l’anxiété, de la détresse ou de la peur.